Approches pédagogiques


Forest school

Le programme “Forest School” vise à développer une relation et une conscience du lieu chez les participants. Cette vision est basée sur une logique expérientielle, soit de faire vivre une immersion nature aux enfants afin de faire émerger en eux de multiples compétences personnelles et relationnelles. Plus concrètement, ce programme est composé de rencontres régulières sur le long terme, et ce dans un même milieu naturel afin que les enfants puissent avoir le temps de tisser des liens autant avec leur groupe qu’avec le milieu qui les accueille. Les activités proposées se basent sur les intérêts des participants, le lieu, le jeu libre et l’expérience.

Le rôle de l’adulte dans ce contexte est de faciliter et d’encourager le jeu et l’exploration. En d’autres mots, ces accompagnateur.rice.s doivent observer et être attentifs à leur groupe afin de poser les bonnes questions, offrir des outils et des ressources clés, s’adapter aux besoins et laisser les jeunes explorer. Cette vision pédagogique sous-tend l’idée que les enfants sont naturellement compétents et curieux d’apprendre si nous leur offrons l’espace et la liberté de se déployer.


Jeu libre

Le jeu libre est un jeu initié et dirigé par l’enfant lui-même, il inclus à la fois les notions de plaisir et de liberté. Le jeu libre n’est jamais contrôlé par l’adulte. Ce jeu encourage l’exploration et l’autonomie. Le jeu libre peut être individuel ou collectif et peut prendre place dans tout type d’environnement.” (Dugas et Leclaire)

La pédagogie du jeu libre, où l’enfant est en contrôle mais est soutenu par un adulte disponible et bienveillant, permet à l’enfant de réaliser des activités qui le motivent, et de se développer à son propre rythme, selon ses intérêts et ses besoins. Cela encourage la créativité, la résolution de problème, l’expression de soi et l’estime de soi de l’enfant, tout en lui permettant de connaître ses propres limites et celle des personnes avec qui il joue.


Prise de risque

…ou risquer d’apprendre? La prise de risque est un sujet assez délicat pour certains parents ou éducateurs.trices. Ce qu’il faut retenir, c’est qu’« éduquer au risque, c’est impliquer les enfants dans la recherche de leur propre sécurité. »
Les recherches d’expériences motrices, menées par l’enfant, lui permettent de se développer au niveau psychomoteur (motricité, équilibre, etc.) en plus de développer le contrôle de ses émotions, l’acceptation d’éventuels échecs, et la perception du danger (afin de l’éviter!). La prise de risque saine et volontaire chez les enfants va toujours de pair avec l’évaluation dynamique du risque au sein de l’équipe. L’évaluation dynamique du risque, c’est l’évaluation constante des circonstances afin de s’assurer qu’il n’y a aucun danger hasardeux dans l’environnement, et que les bénéfices développementaux dépassent constamment le coût engendré par la prise de risque. En connaissant de plus en plus les enfants, nous apprenons à connaître leurs habiletés et leur bonne perception du danger, et nous apprenons à leur faire confiance.


Éducation relative à l’environnement

Dans une perspective plus élargie, notre organisme s’inscrit dans le champ de recherche et de formation de l’éducation relative à l’environnement (ERE). Il s’agit d’une dimension de l’éducation qui contribue à la construction de notre rapport à l’environnement, aux autres humains et à nous-mêmes. L’environnement est perçu comme une matrice de vie ou une “maison” à laquelle nous devons réfléchir et dans laquelle nous pouvons agir afin de développer un milieu, où nous pourrons tous bien-vivre à court et long terme. Cette vision porte de multiples réflexions sur les principes du « vivre, ici, ensemble ».

Le champ éducatif de l’ERE fut particulièrement développé au sein du centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté de l’UQAM (Centr’ERE). 


Pour plus d’information :

Forest school Canada

Centr’ERE